29 novembre 2009
Balalam
Une fois n'est pas coutume sur ce blog, La danseuse est heureuse de faire de la pub pour Balalam, le très beau spectacle de danse contemporaine pour jeune public de la Compagnie Zim Zam Zoum, dans lequel se produit Sylvie, ma très chère associée de Au fil de la danse.
Pour les toulousaines, n'hésitez pas à aller les voir danser avec leurs gros ballons, dans un spectacle plein d'humour et de poésie. Pour plus d'infos sur les dates, c'est par là : Théâtre du Grand Rond
et pour d'autres photos, c'est par là : Au fil de la danse
24 novembre 2009
Les jupes "princesse sévillane"
Ces derniers jours La danseuse ne chôme pas, surtout depuis mon installation dans mon nouvel atelier. Voici un petit aperçu de ma première création signée, Au fil de la Danse. Une commande pour une Alice de 8 ans, qui j'en suis sûre sera la plus belle pour aller danser à un mariage début décembre.
Jupe en popeline de coton rose, composée de 6 volants, avec une taille élastiquée.
La même en bordeaux :
Plus de détail par là : Au fil de la danse.
20 novembre 2009
Fleurs d'automne
Ces derniers jours d'automne ont vu fleurir des fleurs dans le jardin de La danseuse. Sa poupette s'en est allée les cueillir pour les offrir à sa maman...
Modèle Phildar, automne 2008, laine achetée chez Giffi.
13 novembre 2009
Tricot 13 de novembre
Pour cette édition de novembre de Tricot 13, le thème du défi était celui de l'accessoire. Ni une, ni deux, La danseuse s'est attelée à l'ouvrage pour confectionner à sa poupette en ensemble bien chaud pour affronter l'hiver. Donc voici le bonnet "mûre", inspiré d'un modèle Bergère de France et le tour de cou assorti, créé pour l'occasion, doublé en tissu liberty. Le tout en fil "Oxygène" de Phildar.
11 novembre 2009
Au Fil de la Danse
La Danseuse et Sylvie, également danseuse, sont heureuses de vous faire part de la création de leur activité de couture, Au Fil de la Danse , un atelier de création entièrement voué aux costumes de danse (flamenco, orientale, africaine, contemporaine, classique...) et aux déguisements pour les petites princesses.
Nous serons heureuses de vous rencontrer, n'hésitez pas à venir frapper à notre porte, notre atelier se trouve dans le même local que l'association Mano Facto, un atelier solidaire de créateurs associés.
Notre petite entreprise a pu voir le jour grâce à la coopérative d'activité, La Maison de l'Initiative, un centre de formation et d'accompagnement à la création d'entreprise.
Venez nous découvrir sur notre nouveau blog : http://aufildeladanse.canalblog.com/
04 novembre 2009
Wax automnal
Comme vous le savez, pour celles qui passent souvent par ce blog, j'adore le wax et ses motifs colorés et originaux. Pour cet automne, voici donc une de mes dernières réalisations à partir d'un patron du magazine Modes et travaux (du temps où il était à détacher dans le cahier spécial et non pas à commander).
31 octobre 2009
Halloween
Histoire sans parole d'une citrouille ariégeoise.
26 octobre 2009
Jupe de grossesse
Pour terminer son neuvième mois de grossesse, une voisine m'a demandé de lui confectionner une jupe courte. J'ai réalisé le patron à partir d'une jupe de la marque Véronique Delachaux. La ceinture est en maille jersey de coton et la jupe en flanelle.
19 octobre 2009
Ma petite bibliothèque / 2
Pour ce deuxième message consacré à mes conseils de lecture, j'ai choisi de présenter le livre dans lequel je suis plongé depuis 2 semaines. Il s'agit de l'autobiographie de Maïa Plissetskaïa, l'une des plus grandes danseuses russes du XXè siècle et pour laquelle je voue une véritable admiration, au point que ma fille a pour deuxième prénom Maïa.
La ballerine a écrit ses mémoires en 1993. 
Née à Moscou en 1925, "la Diva de la danse" comme elle fût surnommée, raconte de manière bouleversante son histoire familiale et sa carrière de ballerine au théâtre du Bolchoï. Son père, ingénieur des mines, est arrêté et exécuté en 1938 au moment des "purges" staliniennes et sa mère, actrice de cinéma muet est déportée durant 3 années au Kazakhstan en tant que femme d'un "ennemi du peuple". La jeune Maïa grandit à Moscou, élevée par sa tante et son oncle, Assaf Messerer, un des grands pédagogues de l'école de danse du Bolchoï. En 1943, elle intègre le théâtre du Bolchoï et débute une carrière prodigieuse. Ses rôles de prédilection sont Le lac des cygnes, Raymonda, Don Quichotte, La Fontaine de Bakhtchissaraï, Roméo et Juliette...
En tant que fille d'un "ennemi du peuple", sa carrière est semée d'obstacles, elle est en butte incessante aux autorités de l'administration soviétique qui ne l'autorisera à sortir d'Union Soviétique qu'en 1959 pour faire sa première tournée à l'Ouest. En plus des interdictions de sorties, elle sera l'objet de surveillance du KGB, de retenues sur salaire, de vétos sur des projets chorégraphiques. Malgré les obstacles, elle a réussi à imposer ses créations contemporaines comme Carmen suite, Anna Karénine, La Mouette, La dame au petit chien et a fait entrer au Bolchoï les chorégraphies de Roland Petit et Le Boléro, Isadora de Maurice Béjart. 
Ses mémoires se lisent non seulement comme le témoignage de l'une des "dernières légenges vivantes de la danse", mais aussi comme le témoignage d'une artiste entrée dès son plus jeune âge en résistance contre le régime soviétique.
Moi, Maïa Plissetskaïa, Editions Gallimard, collection "Témoins", Paris, 1995, 486 p.
p. 360, "Mon travail avec Roland Petit et Maurice Béjart" : "Mon premier contact avec Maurice Béjart a été une lettre. C'était en 1974, au festival de Dubrovnik. J'étais tombé par hasard sur une soirée de ballets. Douchka Sifnis y dansait le Boléro de Béjart. C'était inimaginablement beau. J'en suis devenue folle. Un délire. Le Boléro devait être à moi. Même si ce n'était pas moi qui l'avais créé. Je deviendrais quand même la première. C'était un ballet à moi.
Revenue à Moscou, je me suis attelée à ma lettre : Cher Maurice, je suis transportée, j'en suis malade, je veux le danser, ne pourriez-vous me le faire travailler, le Boléro est un ballet à moi... Et ainsi de suite dans le même genre.
L'un de nos amis polyglottes a traduit mes propos exaltés en français, déniché l'adresse approximative de Béjart et la boîte aux lettres a avalé mes gémissements. La censure les laisserait-elle passer ? [...] Une année s'écoule. Et soudain... un bonheur inattendu. André Thomazo, représentant de l'Agence artitique et littéraire de Paris, me propose de tourner le Boléro de Béjart à Bruxelles. Une coproduction franco-belge pour la télévision. [...] Nous nous rencontrons en vieilles connaissances. Alors qu'en fait je le vois de près pour la première fois. Des yeux bleu pâle et perçants, à l'iris liséré de noir, me dévisageant. Le regard est scrutateur, froid. Il faut que je le soutienne. Je ne cillerai pas. Nous nous fixons l'un l'autre. A supposer que Méphistophélès ait existé, il lui ressemblait, me dis-je. Ou est-ce Béjart à Méphistophélès ? [...]
"Vous n'avez qu'une semaine. Mettez-vous-y. Vos devancières ont eu des problèmes de mémoire. Liouba, vous lui direz les noms que vous avez donnés aux différentes séquences pour vous aider. Commencez par ça."
... La légende musicale nous dit que Ravel, composant le Boléro sur la commande d'Ida Rubinstein, avait manqué de temps. Pris par les délais, il avait répété sa mélodie à l'infini, n'en changeant que la parure orchestrale. C'est ce qu'on dit. Moi je ne le crois pas. En tout cas, il a posé un sacré problème aux danseurs.
Les séquences de Béjart avaient, pour l'occasion, été baptisées : Crabe - Soleil - Poisson - B.B. - Hongroise - Chatte - Ventre - Samba
Les seize reprises de la mélodie (c'est ainsi que mon personnage s'appelle dans le programme : La Mélodie) avaient un nom. Soleil, c'étaient les bras étendus comme des rayons, doigts écartés. On aurait dit qu'ils imploraient l'astre du jour. Crabe partait aussi des bras pour devenir subitement des pinces, se croiser et se planter dans ses propres côtes. B.B., c'était Brigitte Bardot. Elle était alors la femme la plus célèbre de la planète. Béjart avait refondu sa démarche et ses gestes en image chorégraphique. Ventre... Mais dans quel ordre ? Ravel ponctue chaque séquence de deux mesures d'entrée rythmique. Durant ces deux mesures, Béjart tempérait le feu d'artifice de son imagination et répétait cent fois la simple formule d'une succession de pliés. C'était le moent de se rappeler quel épisode allait suivre : Chat ou Hongroise ?
Plié, plié, et, en pleine panique, on essaye de se rappeler ce qui va venir, ce qui va suivre. J'ai eu bien du mal à apprendre le Boléro. Pour mon corps, tous ses mouvements étaient nouveaux. Béjart avait sérieusement étudié les danses orientales (indiennes, thaï, persanes) et quelque chose de leur lexique était entré dans son vocabulaire chorégraphique. PLus une fantaisie diabolique. L'asymétrie. L'absence de carrure. La polyrythmie. Ravel est à trois temps. Béjart à quatre. Même les danseurs familiers de son style se noyaient. Et moi, après Le Lac et La Belle, vous vous rendez compte ! J'ai complètement perdu le sommeil. En pleine nuit, éclairée par ma lampe de chevet, je redansais ce que j'avais engrangé dans la journée. [...]
On me demande parfois quel a été mon ballet le plus extraordinaire. Eh nien, c'est celui-ci. Le Boléro à Bruxelles, avec un souffleur caché au public au bout d'une travée et éclairée par-dessous par un pinceau lumineux. Un souffleur de blanc vêtu qui s'appelait Béjart. A chaque entrée, enchaînant les pliés, je dévorais des yeux la tache claire qui, du fond de la salle, m'indiquait d'un signe, comme un agent de la circulation, où je devais aller. Sa main entoure son oreille d'un geste félin, c'est Chat. Ses bras s'envolent dans une czarda, c'est Hongroise. Les bras entrelacés comme pour une danse du ventre, c'est Samba. "
18 octobre 2009
Veste d'automne
Afin de supporter les premiers frimas de l'automne, je ne quitte plus ma veste d'automne, tricotée dans un fil acrylique trouvé dans une grande surface l'année dernière à un très petit prix. Le modèle vient du catalogue Phildar Hiver 2006/2007 n° 460. Je l'ai tricoté avec des aiguilles de 4,5. La laine n'est pas de super qualité, elle peluche, mais elle ne pique pas, ce qui est pour moi un critère essentiel ! Je l'ai agrémenté de jolis boutons en bois trouvés dans la collection de ma grand-mère qui recelle de véritables trésors.


















































